Entre le petit composite qui soigne une carie débutante et la couronne qui enveloppe toute la dent, il existe une solution intermédiaire que beaucoup de patients ne connaissent pas : l’inlay, l’onlay et l’overlay. Ce sont des pièces en céramique, fabriquées sur mesure d’après une empreinte numérique, puis collées sur la dent pour remplacer exactement ce qui manque, et rien de plus. Au cabinet Dentisourire, à Noisy-le-Sec, le Dr Abdoul Mohammad, formé à la dentisterie biomimétique, les préfère à la couronne chaque fois qu’il reste assez de dent saine pour les coller.
Les trois noms désignent la même idée, une restauration fabriquée hors de la bouche puis collée, et se distinguent par l’étendue de ce qu’elles remplacent :
Dans les trois cas, la dent n’est pas taillée en pivot comme pour une couronne : on retire seulement la carie, l’ancien amalgame ou l’émail cassé, et la céramique vient remplacer le volume perdu.
Le composite posé directement en bouche est parfait pour une cavité petite ou moyenne. Au-delà, il montre ses limites : il se rétracte légèrement en durcissant, il est difficile à sculpter en profondeur, les points de contact avec les dents voisines sont moins précis, et il s’use plus vite sous la mastication.
La couronne, elle, protège bien, mais à un prix : pour la poser, il faut réduire la dent sur toutes ses faces, et retirer une grande part de tissu sain. Une dent couronnée est solide, mais elle a perdu ce qu’elle avait de plus précieux, son émail.
L’inlay, l’onlay et l’overlay prennent le meilleur des deux : la précision et la durée de vie d’une pièce fabriquée au laboratoire, et le respect de la dent d’un composite collé. C’est le cœur de l’approche biomimétique du Dr Mohammad : imiter la dent naturelle, préserver l’émail, coller plutôt que tailler.
Si la dent a perdu trop de ses parois, la couronne reste la bonne réponse. C’est le bilan qui tranche, dent par dent.
L’usure est insidieuse : les dents raccourcissent sur des années, la mastication se fait sur la dentine, les sensibilités apparaissent et le sourire se tasse. Plutôt que de couronner toutes les dents usées, l’overlay en céramique vient recouvrir la face masticatrice de chacune, pour rendre la hauteur perdue et protéger ce qui reste. C’est l’un des outils de la réhabilitation globale du sourire pratiquée au cabinet : après le bilan complet (examen, radiographie 3D, scan iTero, photographies), les overlays sont planifiés avec les autres étapes du plan de traitement, et ils permettent souvent d’éviter des couronnes sur une arcade entière.
Au cabinet, les inlays, onlays et overlays sont en céramique dans la grande majorité des cas, et ce n’est pas un choix esthétique seulement :
Le composite de laboratoire reste une option dans certains cas particuliers, par exemple une solution de transition dans un plan de traitement long. Le choix se fait au bilan, selon la dent, sa position et ce qu’on lui demande.
Les pièces sont fabriquées en France, par le laboratoire Boyenval, à Paris, dans le 9e arrondissement. L’empreinte numérique prise au cabinet lui est transmise directement ; le prothésiste modèle la pièce, la cuit et la caractérise dans la teinte de vos dents. Travailler avec un laboratoire proche, c’est des délais courts, un dialogue direct sur chaque cas, et une qualité que le Dr Mohammad connaît et contrôle.
Deux rendez-vous suffisent dans la plupart des cas. La dent est utilisable normalement dès le collage.
Bien collé sur une dent saine, un onlay en céramique dure de nombreuses années, souvent plus longtemps qu’un gros composite, et sans la fragilisation qu’impose une couronne. Ce qui le fait durer : un brossage soigneux des bords, le fil ou les brossettes entre les dents, un contrôle annuel, et une gouttière de nuit si vous grincez des dents.
| Soin | Honoraires | Prise en charge |
|---|---|---|
| Inlay, onlay ou overlay en céramique | sur devis, selon la dent | base de remboursement limitée de l’Assurance Maladie, complément selon votre mutuelle |
| Composite direct (carie petite ou moyenne) | tarif conventionné | Assurance Maladie 60 %, mutuelle |
| Couronne céramique | 650 € | selon votre mutuelle |
| Couronne zircone, panier 100 % Santé | tarif plafonné | 0 € avec une mutuelle responsable |
Le devis est remis après le bilan, par écrit, avec les deux ou trois options possibles pour la dent concernée, pour que vous choisissiez en connaissance de cause. Voir la page Tarifs.
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Par la quantité de dent saine qui reste. S’il reste des parois d’émail suffisantes pour coller, l’onlay est préférable : il préserve la dent. Si la dent est trop délabrée, la couronne la protège mieux. Le bilan, avec la radiographie, permet de trancher dent par dent.
Non. La préparation se fait sous anesthésie locale, et le collage ne fait pas mal. Une sensibilité au froid passagère est possible les jours suivants.
Oui, c’est même l’une des indications les plus fréquentes : l’amalgame est retiré, la dent nettoyée, et l’onlay en céramique reconstruit la dent avec un résultat invisible.
Non. La céramique est choisie dans la teinte de la dent, et une fois collée et polie, la limite ne se distingue pas.
C’est rare. Si cela arrive, la pièce peut être refaite ou réparée sans sacrifier davantage de dent, ce qui n’est pas le cas d’une couronne. C’est l’un des avantages de l’approche collée.
Bilan, radiographie, empreinte numérique, puis une pièce en céramique collée qui remplace exactement ce qui manque. Devis écrit avec les options. Lundi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi, 9h – 19h.