Les maladies des gencives sont la première cause de perte des dents chez l’adulte, et elles font rarement mal. Un saignement au brossage, une gencive qui recule, une haleine qui change, une dent qui bouge un peu : ce sont les signes d’une parodontite, une infection chronique de l’os et des tissus qui tiennent la dent. Elle se soigne, et plus tôt elle est traitée, plus on conserve. Au cabinet Dentisourire, à Noisy-le-Sec, la parodontie est une grande partie de l’activité : le Dr Abdoul Mohammad, titulaire d’un diplôme universitaire de parodontologie clinique, y consacre le temps qu’elle demande, du premier bilan aux rendez-vous d’entretien, des années plus tard.
On ne restaure pas, on n’aligne pas, on n’implante pas sur des gencives malades. C’est la règle du cabinet, et c’est pour cela que le traitement parodontal est la première étape de toute réhabilitation : un implant posé dans une bouche infectée s’infecte à son tour, des facettes sur une gencive qui recule laissent voir leur bord, des aligneurs déplacent des dents dont l’os est fragile.
Le Dr Mohammad a complété sa formation par un DU de parodontologie clinique à l’Université Côte d’Azur (Nice). Au quotidien, cela se traduit par quatre choses :
La gingivite est l’inflammation de la gencive seule : rouge, gonflée, elle saigne. Elle est réversible par un détartrage et un brossage efficace.
La parodontite survient lorsque l’inflammation gagne l’os. Des poches se creusent entre la dent et la gencive, l’os se résorbe, la dent se déchausse puis bouge. Les dégâts osseux ne se réparent pas spontanément, mais la maladie se stabilise durablement si elle est traitée et suivie.
Facteurs aggravants connus : tabac, diabète, stress, certaines prédispositions familiales, grossesse, et surtout une plaque dentaire qui n’est pas retirée chaque jour.
La parodontite évolue sans douleur pendant des années. Les signes sont discrets, et c’est ce qui la rend dangereuse :
Un seul de ces signes justifie un bilan. Aucun ne justifie d’attendre.
Il est réalisé lors de la première consultation ou d’un rendez-vous dédié, et il prend le temps qu’il faut :
Sur Doctolib, choisissez le motif « Première consultation de parodontie » : c’est ce rendez-vous d’une heure, à 23 €, qui comprend le bilan.
Vous repartez avec un diagnostic clair, un plan en étapes, un devis écrit, et surtout une méthode de brossage adaptée à votre bouche : brosse, brossettes interdentaires de la bonne taille, gestes. C’est elle qui fait l’essentiel du résultat, et on y revient à chaque rendez-vous.
Le surfaçage se fait sous anesthésie locale, donc sans douleur pendant la séance. Si l’idée vous angoisse, le cabinet propose une sédation au MEOPA, le gaz relaxant utilisé aussi pour les patients anxieux (voir la page Peur du dentiste).
Quand des poches profondes persistent après le surfaçage, ou quand la gencive a trop reculé, un geste chirurgical, réalisé au cabinet sous anesthésie locale, permet d’aller plus loin :
La gencive est délicatement écartée pour nettoyer les racines et l’os sous contrôle visuel, puis repositionnée et suturée. C’est le traitement des poches que le surfaçage ne peut pas atteindre.
Dans certaines lésions bien délimitées, un matériau de comblement et une membrane permettent de regagner une partie de l’os perdu autour de la dent. Le PRF, un concentré de plaquettes et de facteurs de croissance obtenu à partir de quelques tubes de votre sang, centrifugés au cabinet juste avant l’intervention, est placé dans la zone opérée : il accélère la cicatrisation et réduit les suites, sans produit ajouté ni risque de rejet.
Pour couvrir une racine dénudée, épaissir une gencive trop fine ou stabiliser une récession avant un alignement ou un implant. Le greffon est prélevé au palais ou remplacé par une matrice, puis fixé sur la zone à renforcer. Ici aussi, le PRF accompagne la greffe pour une cicatrisation plus rapide et plus confortable, et le laser limite le saignement du site de prélèvement.
Quand une dent est cassée ou cariée sous la gencive, la gencive et l’os sont remodelés de quelques millimètres pour pouvoir la restaurer proprement, avec une couronne qui respecte les tissus.
Tous ces actes font l’objet d’un devis détaillé, expliqué avant l’intervention.
Le cabinet est équipé d’un laser, et le Dr Mohammad l’utilise à chaque étape du traitement parodontal où il apporte quelque chose :
Le laser ne remplace pas le surfaçage ni le brossage : il les complète. Il fait partie du protocole du cabinet, sans supplément d’honoraires par rapport au devis de l’acte.
Un implant n’a pas de carie, mais sa gencive et son os peuvent s’infecter exactement comme ceux d’une dent : c’est la péri-implantite. Elle touche d’abord la gencive (mucosite), puis l’os, qui se résorbe autour de l’implant jusqu’à le faire perdre. Les signes sont les mêmes que pour une parodontite : saignement, gencive rouge, parfois du pus, et sur la radiographie, un os qui descend.
Au cabinet, la péri-implantite est traitée comme une parodontite, avec les outils de la parodontie : bilan et radiographie, nettoyage de la surface de l’implant, décontamination au laser, et, si l’os le permet, régénération osseuse avec PRF. Les implants, posés ici ou ailleurs, sont ensuite contrôlés à chaque rendez-vous de maintenance, au même titre que les dents. Prévenir vaut mieux : c’est la raison pour laquelle aucun implant n’est posé au cabinet sans gencives assainies au préalable.
Le traitement arrête la maladie ; la maintenance l’empêche de revenir. Tous les trois à six mois selon la sévérité, le rendez-vous d’entretien comprend un contrôle des poches et du saignement, un nettoyage sous-gingival des zones à risque, au laser si une poche se réveille, un polissage, et un point sur le brossage. Le scan iTero permet de comparer la ligne des gencives avec celle de l’année précédente. Sur Doctolib, les patients déjà suivis au cabinet prennent ce rendez-vous avec le motif « Consultation de suivi de parodontie ».
Les patients qui suivent leur maintenance gardent leurs dents ; ceux qui l’abandonnent voient la parodontite reprendre, souvent sans s’en apercevoir. C’est la raison pour laquelle le cabinet y tient autant qu’au traitement lui-même.
Les gencives conditionnent tout le reste. Au cabinet, le traitement parodontal est planifié en premier dans tout plan de traitement, et la stabilité des gencives est vérifiée avant chaque étape suivante :
La parodontite n’est pas qu’une affaire de bouche. Le diabète la favorise, et elle complique à son tour l’équilibre du diabète. Le tabac la masque (les gencives saignent moins) et l’aggrave. Pendant la grossesse, les gencives sont plus sensibles à l’inflammation. Des liens avec la santé cardiovasculaire sont étudiés. Soigner ses gencives, c’est aussi prendre soin du reste, et le cabinet travaille en lien avec votre médecin quand c’est utile.
| Acte | Tarif | Prise en charge |
|---|---|---|
| Première consultation et bilan (1 h) | 23 € | Assurance Maladie + mutuelle |
| Détartrage | 28,92 € | Assurance Maladie 60 %, mutuelle |
| Surfaçage radiculaire (par secteur ou par séance) | sur devis | non remboursé chez l’adulte sans pathologie associée ; forfait parodontologie de certaines mutuelles |
| Chirurgie parodontale, greffe de gencive, régénération (laser et PRF compris) | sur devis | forfait parodontologie ou forfait implantologie de certaines mutuelles |
| Traitement d’une péri-implantite | sur devis | forfait implantologie de certaines mutuelles |
| Rendez-vous de maintenance | sur devis, adapté à votre cas | selon les actes réalisés |
La première consultation reste à 23 €, quel que soit le cas. Ensuite, un devis adapté à votre situation vous est remis par écrit, après le bilan, pour chaque étape du traitement et pour la maintenance. Un paiement en plusieurs fois est possible ; ses modalités figurent sur le devis. Voir la page Tarifs pour l’ensemble des honoraires du cabinet.
Il se fait sous anesthésie locale, donc sans douleur pendant la séance. Les jours suivants, une sensibilité au froid et une gencive un peu tendue sont habituelles et passagères. Le MEOPA est possible pour les patients anxieux.
La gencive et l’os perdus ne repoussent pas seuls. Le traitement arrête la progression et resserre la gencive sur la dent. Dans certains cas, une greffe de gencive ou une régénération osseuse permettent de regagner du tissu.
Pas forcément. Une mobilité modérée se réduit souvent après l’assainissement, et les dents peuvent être solidarisées entre elles. Le bilan dit ce qui peut être conservé.
Le bilan, le surfaçage en une à quatre séances de 30 à 45 minutes et la réévaluation s’étalent sur trois à quatre mois. La maintenance, ensuite, dure toute la vie : c’est elle qui fait tenir le résultat.
Non, il le complète. Le surfaçage retire le tartre et les bactéries fixés sur la racine ; le laser décontamine ensuite la poche et réduit l’inflammation. En chirurgie, il remplace en revanche le bistouri pour la plupart des gestes sur la gencive, avec moins de saignement et de suites.
Un concentré de plaquettes et de facteurs de croissance obtenu à partir de quelques tubes de votre propre sang, centrifugés au cabinet juste avant l’intervention. Placé dans la zone opérée, il accélère la cicatrisation et réduit les douleurs. Sans produit ajouté et sans risque de rejet.
Oui, mais après l’avoir traitée et stabilisée. Un implant posé dans une bouche infectée s’infecte à son tour. C’est pourquoi le cabinet commence toujours par les gencives.
Le tabac est le premier facteur aggravant : il masque le saignement, ralentit la cicatrisation et fait échouer les greffes. Réduire ou arrêter améliore nettement le résultat, et le cabinet peut vous orienter pour y arriver.
Il existe des prédispositions familiales. Si un parent a perdu des dents jeune « à cause des gencives », un bilan précoce est conseillé, même sans symptôme.
Après traitement, tous les trois à six mois selon la sévérité. C’est ce rythme qui maintient le résultat sur des années.
Mesures autour de chaque dent, radiographies, scan iTero, puis un plan en étapes avec devis écrit : surfaçage et laser, chirurgie des gencives avec PRF, maintenance. Lundi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi, 9h – 19h.